Comment vaincre la migraine chronique et les maux de tête? Les solutions

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Caractérisée par des maux de tête ou céphalée à répétition, la migraine chronique est une neuropathologie plutôt bénigne, mais qui s’avère être handicapante. Il faut savoir que tout le monde peut attraper une migraine qui s’en ira d’elle-même ou après avoir pris un calmant. Mais dans le cas d’une migraine chronique, les crises sont répétitives. Elles peuvent durer quelques heures, voire quelques jours. Aujourd’hui, la migraine chronique devient de plus en plus fréquente et atteint presque 3 % de la population ; un chiffre qui n’arrête pas de grimper. Selon les scientifiques, notre mode de vie d’aujourd’hui augmente encore plus les facteurs de risques de migraines chroniques ou céphalées chroniques quotidiennes (CCQ). Il est ainsi plus qu’important de mieux connaitre cette pathologie, ses causes et ses symptômes. Et il est surtout nécessaire de savoir comment agir en cas de crise migraineuse.

Mieux comprendre la migraine chronique

Nous avons tous, au moins une fois dans notre vie, vécu un mal de tête, qu’il soit atroce ou simplement passager, en raison d’une exposition prolongée au soleil par exemple. Sachez qu’une migraine est une tout autre pathologie dont les critères sont particuliers et bien définis. Le terme migraine est utilisé à tort pour désigner un mal de tête. Pourtant, ce terme est généralement utilisé par les scientifiques et les médecins pour désigner une forme de mal de tête plus intense et plus douloureuse. Pour plus de précisions, les médecins appellent le mal de tête « céphalée ». Dans le cas d’une migraine, les causes peuvent être diverses.

La migraine est l’une des affections neurologiques les plus fréquentes causant un handicap fonctionnel important. Elle affecte à la fois le domaine professionnel et la qualité de vie personnelle du patient qui en est atteint. Il s’avère ainsi important d’en parler à son médecin afin de bénéficier d’un suivi médical adapté et d’un traitement efficace. De nombreuses personnes confondent un simple mal de tête avec une migraine, ce qui contribue encore plus à aggraver les cas et à rendre difficile le traitement.

Céphalée migraineuse ou céphalée de tension ?

Il existe deux types de céphalée : la céphalée migraineuse, qui est également appelée céphalée primaire, et la céphalée de tension ou céphalée secondaire. Le mal de tête fait partie de cette deuxième catégorie.

La céphalée de tension est la forme la plus fréquente de céphalée. Ce type de mal de tête a généralement une intensité allant de légère à modérée. Dans la majorité des cas, il se résout facilement avec des analgésiques simples, une bonne dose de repos ou une activité physique. Mais ce type de céphalée peut également être lié à une autre affection comme la sinusite ou un état grippal. De fait, il s’agit d’une céphalée secondaire, qui disparaitra lorsque la raison primaire sera résolue.

Pour une crise migraineuse par contre, le niveau de douleur est plus accru. Celle-ci est appelée céphalée primaire, parce qu’elle s’accompagne d’autres symptômes neurologiques, dont des nausées et des vomissements. Généralement, les personnes qui souffrent d’une céphalée primaire éprouvent également une intolérance aux sons ou à la lumière. La douleur pulsatile empêche également de se concentrer et est parfois précédée d’auras visuelles.

Céphalée migraineuse, c’est quoi ?

La céphalée migraineuse est la 3e maladie la plus fréquente au monde, touchant près de 15 % de la population mondiale. Les causes, diverses et complexes, impliquent plusieurs zones du cerveau et également plusieurs facteurs chimiques, électriques et inflammatoires. La céphalée migraineuse, également appelée migraine chronique ou céphalée chronique, se manifeste par des crises intenses, fréquentes et parfois prolongées. Les crises peuvent avoir une durée allant de 2 h à 72 h, et leur fréquence varie suivant les personnes.

On distingue généralement deux types de crises de céphalées migraineuses :

• La migraine chronique sans aura ou céphalée caractéristique :

Celle-ci est la forme la plus répandue et se manifeste par une crise dont les caractéristiques peuvent être : une douleur unilatérale (sur un seul côté du crâne), une douleur pulsatile (l’impression que la douleur se calque sur le pouls cardiaque), une douleur aggravée par le mouvement (monter des escaliers ou marcher tout simplement peut accentuer la douleur), une intensité allant d’un niveau modéré (gênant les activités usuelles) à un niveau sévère (nécessitant de se coucher). Dans le cas d’une céphalée caractéristique, le patient subit également des troubles digestifs se caractérisant par des nausées et des vomissements. La personne qui en souffre peut également être sujette à une sensibilité accrue aux bruits et à la lumière.

• La migraine chronique avec aura :

Cette deuxième forme de céphalée migraineuse concerne 20 à 30 % des personnes souffrant d’une céphalée chronique. Il s’agit d’une crise qui est précédée ou accompagnée d’une aura ou d’un trouble neurologique transitoire entièrement réversible. Les auras caractéristiques concernent souvent des troubles visuels, sensitifs ou du langage. Ces troubles apparaissent lentement sur plusieurs minutes et durent moins d’une heure. Les troubles visuels sont les plus fréquents, atteignant 90 % des cas. Il s’agit souvent de visions avec des points, des tâches brillantes ou des trous dans le champ de vision. Les fourmillements ou engourdissements d’une main ou de la face arrivent également, mais sont très rares.

Quels sont les symptômes d’une migraine chronique ?

Comparée à un simple mal de tête, une migraine chronique est généralement plus douloureuse. Elle est même parfois handicapante, ce qui influe grandement sur la qualité de vie de la personne qui en souffre. Il y a également d’autres symptômes qui permettent de reconnaitre une migraine chronique :

• La douleur est intense et ne concerne souvent qu’une partie du crâne ;

• Dans le cas où la douleur est bilatérale, elle est pulsatile d’un côté du crâne ou au-dessus d’un œil ;

• La personne est intolérante à la lumière, aux bruits et n’arrive également plus à faire des mouvements sans que la douleur ne s’accentue ;

• La migraine chronique s’accompagne généralement de troubles gastro-digestifs, dont les nausées et les vomissements ;

• Dans certains cas, et surtout pour les migraines avec aura, la migraine s’accompagne de troubles de la vision (tâches, trou dans le champ de vision, vision trouble…) ;

• Sensations étranges comme des picotements ou des engourdissements au niveau de certaines parties du corps, voire une paralysie du visage ou de la main…

Quand consulter un médecin ?

Dans la majorité des cas, une crise migraineuse ne dure pas plus de six heures. Dans les cas de migraines secondaires, la crise peut durer 24 h et même plus. Les autres symptômes permettront alors de savoir que la migraine n’est que symptomatique d’une autre affection plus grave. Quoi qu’il en soit, si la crise dure plus de deux jours, il serait nécessaire de consulter un médecin pour en savoir les causes. Il est également important de consulter un médecin dans certains cas, et notamment si :

• le mal de tête est intense et soudain,

• la céphalée s’accentue et devient plus fréquente,

• une fièvre accompagne l’affection,

• la céphalée s’associe à une paralysie du visage ou d’une partie du corps,

• la prise d’antalgique n’a pas eu d’effet sur l’intensité de la céphalée.

Il faut savoir que chez la moitié des personnes atteintes de migraine chroniques, les crises ne dépassent pas les six heures de temps. Les traitements contribuent par ailleurs à raccourcir les crises. Par contre, pour presque 10 % des patients, les crises peuvent souvent dépasser les 48 h, avec des fréquences variables.

Qui est concerné par les migraines chroniques ?

Aujourd’hui, 7 à 8 millions de personnes sont concernées par la migraine chronique, dont les ¾ sont des femmes. Selon certaines études scientifiques, environ 12 % des adultes sont concernés par ce trouble. Les jeunes adultes âgés de 30 à 40 ans sont les plus touchés par les crises de migraines chroniques. Sur 90 % des cas, les crises débutent généralement avant 40 ans et peuvent persister jusqu’à un âge plus avancé.

Les enfants prépubères sont également concernés par les crises migraineuses. Près de 5 % des enfants seraient en proie à cette affection, et le passage vers la puberté augmenterait encore plus la gravité de la maladie. Cependant, la durée d’une crise est moins longue chez l’enfant, ne dépassant pas 1 h de temps.

Il est à noter que, quel que soit l’âge, les risques d’une migraine chronique sont plus élevés chez les femmes. Cette prévalence ne diminue malheureusement qu’après la ménopause.

Crise migraineuse et prédisposition génétique

Depuis le 19e siècle, les scientifiques ont pu établir le caractère héréditaire des crises migraineuses chroniques. Ces études ont même pu déduire le fait que les migraines avec aura ont un caractère plus héréditaire que les migraines sans aura. Il faut cependant noter que la migraine ne s’inscrit pas dans les gènes. Le caractère héréditaire de la maladie dépendrait plutôt de l’association de plusieurs critères génétiques. Depuis 2010, plus d’une douzaine de gènes susceptibles d’être liés la migraine chronique ont été identifiés. Parmi ces gènes, on a pu identifier les protéines impliquées dans les mécanismes assurant la transmission des signaux nerveux.

Il existe cependant un cas plus spécifique concernant les migraines héréditaires : celui de la migraine hémiplégique familiale. Pour ce type de migraine chronique, l’hérédité est monogénique ou ne dépend que d’un seul gène. Ainsi, dans une famille, les personnes atteintes portent la même mutation du même gène. La transmission est « autosomique dominante ». En d’autres termes, une personne malade a 50 % de chance de transmettre la maladie à ses descendants.
Quelles sont les causes de la migraine chronique ?

Le caractère héréditaire est souvent la première cause d’une migraine chronique. Par rapport à une personne lambda, les patients ayant une prédisposition génétique souffrent d’une plus grande irritabilité neuronale. De fait, le patient est plus vulnérable face à des facteurs déclencheurs et surtout lorsque ceux-ci sont cumulés. La stimulation nerveuse accrue est le principal responsable de la maladie migraineuse. Celle-ci entraine une inflammation des neurones qui provoque une dilatation des vaisseaux cérébraux, dont les artères des méninges. Il s’agit d’une membrane qui protège le système nerveux central, à savoir le cerveau, le cervelet, le tronc cérébral et la moelle épinière. C’est à cause de la pression qu’ils subissent que l’on ressent une douleur au niveau de la tête.

Les facteurs déclenchants

Il existe des facteurs internes et externes qui favorisent le déclenchement des crises de migraine. Ces facteurs, contrôlables et évitables, ont un autre point commun : « le changement d’état ». Une crise migraineuse peut parfois être causée par :

• des variations d’état émotionnel (positives ou négatives),

• des variations d’état physique (relâchement, surmenage, efforts physiques inhabituellement intenses…),

• des variations du volume ou de la durée de sommeil,

• des variations hormonales, notamment la chute du taux d’œstrogène pendant la période menstruelle,

• des variations climatiques intenses (chaleur ou froid, vents violents…),

• variations alimentaires (un repas lourd, alcool, sauter un repas)…

Les facteurs déclencheurs peuvent varier d’une personne à l’autre, et sont même susceptibles de changer au cours de la vie d’une personne souffrant d’une migraine chronique. Il est toutefois important d’identifier les principaux facteurs pour éviter ou du moins réduire les crises.

La cause hormonale

Il est nécessaire de préciser que « la migraine n’est pas une maladie d’origine hormonale, mais les variations hormonales contribuent fortement à déclencher les crises migraineuses ». C’est une des raisons qui font que les crises migraineuses touchent beaucoup plus les femmes que les hommes. Selon les études scientifiques :

• la maladie commencerait à la puberté, chez 10 à 20 % des femmes migraineuses,

• l’influence de la puberté s’avère être plus importante pour celles qui souffrent de migraine sans aura que pour celles en proie aux crises migraineuses avec aura,

• la période de grossesse contribue à réduire la fréquence des crises,

• les crises diminuent généralement après la ménopause, alors qu’elles sont aggravées pendant la période qui précède directement la ménopause.

Il arrive également que les crises migraineuses ne surviennent chez une femme que pendant la période menstruelle. Dans ce cas, on parle de migraine cataméniale. Généralement, les crises débutent 2 à 3 jours avant les règles et ne s’arrêtent que 3 à 4 jours après. Ce type de crise migraineuse est souvent résistant aux traitements.

Les causes psychologiques

Dans la majorité des cas, l’état psychologique du patient influe également sur le déclenchement des crises migraineuses. Deux cas sont généralement responsables d’une crise de migraine :

• L’état de stress : une personne migraineuse réagit facilement au stress, notamment à cause d’une hausse de l’activité neuronale. Le plus dangereux est le fait que l’apparition des crises devienne une source de stress en plus.

• L’état d’anxiété ou de dépression : généralement, l’état anxieux ou l’état dépressif d’une personne migraineuse est associé à une crise migraineuse.

Attention aux fausses idées

Il existe des idées préconçues sur les crises migraineuses qui peuvent parfois contribuer à les aggraver. Beaucoup de ces idées proviennent de la confusion entre les symptômes qui accompagnent la migraine et les causes de la migraine. Une migraine peut par exemple s’accompagner de troubles visuels, mais elle n’est pas causée par des problèmes ophtalmiques.

Voici quelques fausses idées à éliminer concernant les crises migraineuses chroniques :

Troubles digestifs

Les facteurs déclencheurs « alimentaires » et les troubles digestifs symptomatiques d’une crise de migraine sont à dissocier. Les nausées et les vomissements font partie des critères pour diagnostiquer une migraine chronique. Jusqu’à présent, les médecins n’ont pas encore décelé des troubles digestifs ayant causé une crise migraineuse.

Troubles ophtalmiques

Dans la majorité des cas, les personnes souffrant de migraines avec aura confondent leur affection avec des troubles ophtalmiques. Pourtant, les troubles ne sont que des symptômes d’une crise migraineuse. Dans le cas de migraines chroniques avec aura, les douleurs sont bilatérales.

Sinusites

Généralement, la douleur lors d’une céphalée des sinusites aigües est telle qu’on la confond avec une migraine chronique. Les autres symptômes permettent de faire la différence : dans le cas d’une sinusite, le patient aura également des congestions nasales purulentes et un état fébrile.

Que faire face aux CCQ ?

Bien que les crises migraineuses soient imprévisibles, il arrive que le patient ait des signes précurseurs la veille ou quelques heures avant. Plusieurs signes prémonitoires existent :

• Fatigue,

• Somnolence et bâillements répétés,

• Hyperactivité,

• Irritabilité,

• Euphorie ou état dépressif,

• Constipation,

• Sensation de faim,

• Sensation de froid…

Il y a également des signes neurologiques qui précèdent les migraines chez certains sujets. Il s’agit des « auras », qui s’installent progressivement en quelques minutes et peuvent durer entre 30 minutes et 1 heure. Lorsque la crise migraineuse survient, les auras disparaissent.

Connaitre les signes précurseurs permet de prendre des précautions ou d’anticiper le traitement afin d’éviter la crise, ou du moins réduire son intensité et sa durée. Deux types de traitement sont possibles : les traitements médicamenteux et les traitements phytothérapiques.

Les traitements médicamenteux

• Pour les migraines légères à modérées :

Pour ces types de crises, les analgésiques en vente libre sont largement suffisants pour apaiser les douleurs. C’est le cas de l’ibuprofène, l’acétaminophène et l’acide acétylsalicylique. Il est cependant important de demander conseil à son médecin avant de prendre un médicament.

Certaines précautions sont toutefois à prendre pour limiter la douleur ou la crise, à savoir : prendre le temps de s’allonger dans une pièce calme et sombre, mettre un gant de toilette mouillé ou un cataplasme sur le front, boire beaucoup d’eau…

• Pour les migraines sévères :

Généralement, il faut consulter un médecin afin que ce dernier prescrive les médicaments à prendre dans le cas d’une crise migraineuse sévère. Les médicaments sont souvent à prendre avant la crise ou dès l’apparition de l’aura. Les médicaments de la famille des Triptans sont souvent les plus utilisés dans ce cas de migraine chronique.

Lorsque la migraine apparait plus de 3 fois par mois, le médecin peut prescrire des médicaments en prévention. Ces médicaments sont généralement à prendre quotidiennement afin de prévenir la migraine ou d’en diminuer la fréquence.

Les traitements phytothérapiques

Loin d’être 100 % efficaces, les traitements phytothérapiques permettent pourtant chez certains patients d’éradiquer complètement les crises migraineuses. Pour d’autres patients, les effets des plantes contribuent surtout à réduire l’intensité de la douleur ou la fréquence des crises.

• La grande camomille :

C’est la plante emblématique de la migraine, dont l’utilisation remonte à des siècles. L’efficacité de cette plante a même été reconnue par l’OMS. Pour certains individus, un traitement de fond étalé sur plusieurs mois a permis de réduire la fréquence et l’intensité des crises et des symptômes.

• Le saule blanc :

Ce sont les actifs contenus dans l’écorce du saule blanc qui permettraient de calmer les céphalées chroniques quotidiennes. Aujourd’hui, des laboratoires pharmaceutiques ont composé des gélules à base d’écorces de saule blanc. Mais il reste également possible d’en prendre sous forme de décoction, à raison de 3 à 5 tasses par jour pour une à deux cuillères à café dans une tasse.

• La menthe poivrée :

C’est l’huile essentielle de menthe poivrée qui est principalement utilisée pour calmer les céphalées dites de tension. Pour cela, il faut procéder à une application répétée sous forme de massage sur les tempes, le front, la nuque et les lobes de l’oreille. Cette utilisation est d’ailleurs reconnue par l’OMS et l’agence européenne du médicament.

• Les plantes riches en caféine :

Le café, le thé ou le maté sont aussi recommandés pour traiter les maux de tête. Prendre une tasse de café dès les premières apparitions des symptômes permettrait de limiter l’intensité de la douleur. Selon les scientifiques, les actifs aident à resserrer les vaisseaux sanguins du cerveau, ce qui réduit la douleur.

Conclusion :

À la fois simples et complexes, les céphalées chroniques quotidiennes ne sont pas à prendre à la légère. Cette affection est compliquée à diagnostiquer et à traiter, et peut causer d’énormes dégâts sur la qualité de vie de ceux qui en souffrent. Il est cependant possible de prendre des mesures afin d’éviter les crises, d’en réduire les fréquences ou le niveau de douleur. Une adaptation du mode de vie combinée à un traitement médicamenteux ou un traitement naturel peut y aider.